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OS X Mavericks : le test

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Après plus de deux jours avec OS X Mavericks entre les mains, nous avons fait le plein de captures d’écrans et nous sommes fin prêts à les partager avec vous !

OS X Mavericks

Pour rappel, OS X Mavericks est la dixième version d’OS X, estampillée 10.9. C’est également la première version à abandonner la logique des anciens en ne proposant plus un nom de félin comme nom de code, mais le nom d’un endroit californien inspirant les ingénieurs de chez Apple. La notation est garantie comme pouvant continuer sans problème pendant, au moins, les dix prochaines années.

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Le téléchargement d’OS X Mavericks sur le Mac Dev Center d’Apple se fait comme d’habitude après connexion via un compte développeur enregistré. L’image (.dmg) fait 5,01 Go, première fois qu’on peut donc dire qu’Apple n’a vraiment pas le choix d’abandonner la distribution de l’OS par DVD et de le distribuer via le Mac App Store.

Allez, on l’installe ?

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Sur notre iMac mid-2011 Intel Core i5 @3,1 Ghz avec 8 Go de Ram, l’installation affichait 43 minutes mais il n’a fallu que 20 minutes pour mettre à jour de Mountain Lion à Mavericks. Et les changements sont présents dès l’écran d’ouverture de session : la texture en lin disparait au profit d’un fond gris foncé, la pomme n’est plus grise « lin » mais toute blanche.

La première ouverture de session s’est avérée assez fastidieuse (roue multicolore, pas toutes les icônes de la barre des menus, impossible d’ouvrir un fichier, le bureau sans icône…), mais au bout de 5 minutes, tout était réglé. Sûrement une ré-indexation de Spotlight.

Mais ça y est, enfin, on y est : OS X 10.9 est bien entre nos mains !

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Premier réflexe devant cette nouvelle mouture, vérifier les améliorations qu’Apple a apporté au Finder.

Le Finder : un outil puissant, encore plus puissant

Si le Finder n’avait pas eu de mise à jour depuis un bon moment, à la rédac’ on est plutôt content de ce que Mavericks lui apporte. À commencer par un mode de navigation par onglet : il est désormais possible de fusionner les fenêtres du Finder en différents onglets d’une même fenêtre, à l’image de Safari. 

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Ici, on a deux dossiers ouverts : Bêtas et Documents

Il est même possible d’ouvrir un autre onglet en cliquant sur le bouton +. Le dossier de départ (dossier de l’utilisateur) s’ouvre par défaut, et à vous de naviguer où vous voulez. Vous pouvez tout aussi bien fusionner des fenêtres déjà ouvertes grâce à l’option Fusionner toutes les fenêtres sous le volet Fenêtre de la barre des menus.

Le Finder laisse également les étiquettes au profit des tags. Les tags, c’est des catégories créées au préalable par l’utilisateur. Chaque tag peut être visuellement associé à une couleur, et chaque fichier peut être marqué avec un ou plusieurs tags. Le Finder peut ensuite afficher chaque fichier marqué par un même tag, à la manière d’un dossier virtuel qui pioche ses fichiers n’importe où sur le disque, mais aussi sur iCloud et sur les périphériques externes.

Un exemple très pratique d’utilisation des tags : imaginez-vous architecte ou ingénieur. Vous travaillez sur un projet avec un nombre de fichiers très importants. Ces fichiers peuvent être stockés presque n’importe où sur iCloud, sur votre disque, voire même sur les clés USB des collègues. Vous pouvez utiliser un tag désignant votre projet pour accéder à n’importe quel fichier associé à votre projet dans une seule et même fenêtre du Finder.

Les fichiers taggés restent à leur emplacement d’origine et sont précédés d’un ou plusieurs points représentant les tags associés.

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La liste des tags modifiables dans les réglages du Finder,
mais également à tout endroit du Finder

Safari : une version 7 avec des hauts, et des bas…

Safari, le navigateur d’Apple livré avec le système, passe désormais en version 7.0. Il est plus agréable à utiliser, mais est aussi livré avec ses bogues.

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Les améliorations visibles de Safari sont principalement consacrées à la liste de lecture. La texture « lin » est, encore une fois, supprimée, mais le menu est également réorganisé. Il est doté d’un champ de recherche, et de trois logos : les signets, la liste de lecture, et les liens partagés. Alors qu’on connait bien ce que sont les signets ou la liste de lecture, qu’est-ce que sont ces nouveaux liens partagés ? Safari va scruter les fils de vos comptes Twitter intégrés au système et faire la liste de tous les liens publiés dans votre fil d’actualité. Et ça marche bien.

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Les signets, les liens partagés…

Autre particularité, cette barre latérale s’affiche sans paralyser l’onglet au premier plan : elle peut donc rester ouverte sans gêner, chose qu’on apprécie grandement dans lorsque Safari est en mode plein écran sur le 27 pouces…

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Plus besoin de passer par le menu de partage pour ajouter à la liste de lecture : une pression sur le bouton “+” et c’est instantané !

Top Sites subit également un petit lifting : plus d’effet d’angle, et un fond gris dans le même thème que la barre latérale. Les cartes s’adaptent à la taille de la fenêtre afin de s’afficher dans le même ordre quoi qu’il arrive.

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Top Sites sur une fenêtre assez petite…

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… et Top Sites en mode plein écran.

Safari 7 intègre également les trousseaux iCloud. Nouvelle particularité d’iCloud, les trousseaux iCloud permettent de synchroniser entre tous ses appareils (Mac à partir d’OS X Mavericks ou appareils iOS à partir d’iOS 7) les mots de passes enregistrés, les cartes bleues utilisées, toutes les données utiles à ne pas communiquer et qu’on oublie souvent. Si vous avez plusieurs comptes sur le même site, les trousseaux iCloud laissent le choix du compte à l’utilisateur et inscrit dans le champ « mot de passe » le mot de passe approprié.

Notez que Safari sait distinguer les champs utile à la connexion et à l’inscription : le navigateur proposera un mot de passe complexe aléatoirement généré à chaque inscription, qui sera ensuite enregistré et synchronisé sur vos trousseaux iCloud.

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Safari possède également une avancée très bien vue par ses utilisateurs. Désormais, Safari n’est plus un seul processus unique, mais est fait d’un processus par onglet. Si un site web plante, Safari ne bloquera plus toute son interface mais seul l’onglet incriminé, et si le processus concerné doit forcer à quitter, l’onglet se fermera, pas le navigateur.

Cependant, faute d’une première Developer Preview, Safari 7 contient un bogue très gênant au quotidien : les gestes précédent/suivant ne fonctionne plus sur Magic Mouse ou Magic Trackpad. La page n’a même pas son effet de glissement… Voilà pourquoi les bêtas sont appelées bêtas et réservées aux développeurs ! 

Plans : « vous êtes arrivés sur le Mac »

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Plans, l’application d’Apple apparue avec iOS 6, est désormais sur OS X ! Et elle est doté desmêmes fonctions que son homologue iOS.

Sur Plans, il est possible de :

  • consulter la carte du monde via les 3 modes standard, satellite et hybride
  • afficher sa position actuelle
  • voir des cartes en 3D (lieux compatibles uniquement)
  • profiter de la 3D FlyOver (lieux compatibles uniquement)
  • consulter la circulation


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Les cartes par emplacement ainsi que les informations sur les travaux sont également disponibles.

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Une fonction qui est toutefois bienvenue, c’est le transfert d’un itinéraire sur iOS. Imaginons que vous planifiez un voyage via Plans sur OS X. Quand vient le moment de partir, vous n’emmenez pas votre Mac, et votre iPhone peut faire office de GPS. Il suffit de cliquer sur le logo de partage et de choisir « Envoyer à iPhone ». L’iPhone reçoit ensuite une notification qui vous emmène directement dans la navigation tour par tour du trajet défini. Malheureusement, cette fonction n’est pas encore disponible sur la Developer Preview 1.

 

Une autre application venue d’iOS, iBooks, migre sur OS X. Cependant, l’application n’est pas encore livrée sur la Developer Preview 1. Elle fera donc l’objet d’un autre article sur I’m not Geek dès son intégration.

Calendrier : les vaches virtuelles peuvent brouter en paix

Avec OS X Mavericks, c’est fini, les textures « skeuomorphiques » tendent à disparaître. Plus d’effet vrai calendrier en papier avec bordures en cuir. On est repassé à un vrai calendrier numérique, avec des tons chromés comme partout ailleurs sur OS X.

La vue par mois est plus élégante, mais le reste n’est pas si différent que ça. Il est possible de défiler en continu de semaines en semaines ou de mois en mois, au lieu de « tourner la page » du calendrier auparavant.

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À noter, l’ajout automatique d’un calendrier à abonnement après migration d’OS X Mountain Lion à OS X Mavericks. Ce calendrier regroupe tous les jours fériés en France, on imagine que chaque pays a eu le droit à son petit calendrier supplémentaire.

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Le calendrier se dote d’un tout nouvel inspecteur, permettant de multiples choses. Premier exemple, utilisé par le calendrier des jours fériés, la récurrence d’un événement est beaucoup plus poussée. Il est possible, comme avant, qu’un événement se produise tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, tous les ans… Mais comme la fête des pères, certains événements sont basés sur un jour particulier avec décompte dans le mois. Il est possible d’indiquer des récurrences type « troisième dimanche du mois de juin », « le lundi toutes les deux semaines », « tous les 3 jours »…

Mais, grâce à l’ajout de Plans expliqué plus tôt, l’importance de l’ajout des lieux de vos rendez-vous est encore plus importante qu’avant. D’après une adresse, Calendrier peut calculer le temps de trajet nécessaire, et prendre en compte dans l’événement une période nécessaire au trajet pour aller à ce rendez-vous. Dans les options d’alerte, il est même possible de sélectionner « Quand je dois partir ».

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Le temps de trajet ajouté à l’événement mais toujours distinct de l’événement en lui-même

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Le nouvel inspecteur d’événements

Contacts et Notes profitent également de ce retour à un design plus « numérique ».

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Notifications, textures, nouvelles technologies, en vrac…

Si nous devions aborder toutes les nouveautés d’OS X Mavericks, ce dossier n’aurait pas de fin. Et comme il est également impossible de tout lister après deux jours d’utilisations, nous allons passer sur les nouveautés « invisibles » mais tout aussi importante de Mavericks, et les petits changements pas révolutionnaires mais toujours sympas à prendre.

Dans OS X Mavericks, les textures perdent presque toutes le « lin » hérité des anciennes versions d’iOS. On en a déjà parlé pour l’écran de connexion, mais ça va un peu plus loin que ça. Le centre de notifications arbore désormais le même fond gris foncé que l’écran d’ouverture des sessions, Mission Control aussi.

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Sur le Launchpad, les dossiers ne sont pas sur fond gris mais possèdent un fond flou, qui fait penser à certains changements qu’iOS 7 présente, comme le centre de notification ou le centre de contrôle.

 

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Les notifications sont également dotés de changements bien sympathiques. Les bannières de notifications Messages, Mail et FaceTime permettent la réponse rapide : il suffit de survoler la bannière pour qu’un bouton Répondre apparaisse. Un champ s’ajoute à la bannière.

Pour FaceTime, c’est les options de Réponse par un message automatique et de rappels qui sont ajoutés, comme sur iOS.

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Enfin, le widget de publication introduit avec OS X Mountain Lion s’améliore, car en plus de publier sur Twitter et Facebook, il permet la composition d’un message via Messages.

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On termine avec le plus intéressant : les avancées technologiques d’OS X Mavericks. Oui, aucune capture d’écran car ce sont des améliorations profondes dans le système pour de meilleures performances.

En effet, OS X Mavericks est un exemple très pertinent d’économie d’énergie et des ressources du CPU grâce à App Nap : si une application est complètement cachée par une autre (par exemple, la fenêtre iTunes qui cache totalement la fenêtre Safari), l’application en arrière-plan se met en pause. L’utilisation du CPU est donc réduite (de 23 %), tout comme la batterie qui est moins sollicitée et qui fera des économies. App Nap fonctionne par application, pas fenêtre, mais également par processus : l’exemple de Safari est encore plus intéressant. Lorsque vous avez plusieurs onglets ouverts, seul l’onglet actif puise dans le CPU et la batterie. Les autres sont en pause. Et lorsque vous changez d’onglet ou de fenêtre, la pause n’est même pas ressentie par l’utilisateur : en clair, pour vous, ça sera totalement identique aux versions antérieures d’OS X. Mais votre Mac se sentira bien mieux.

OS X Mavericks intègre également le Time coaceling : OS X est capable d’aligner les intervalles de « réveil » du CPU afin de le réveiller le moins souvent possible. Encore plus drastique qu’App Nap, l’activité du processeur est réduite de 72 % ! Le gain en batterie se fera également sentir de ce côté.

Concernant la mémoire vive cette fois-ci, Apple a intégré à OS X Mavericks la mémoire compressée. On rappelle le fonctionnement de Mountain Lion : lorsque le système a besoin de mémoire, elle est copiée sur le disque dur (ou le SSD) avant d’être libérée. C’est ce qu’on appelle le « swap ». Désormais, OS X Mavericks est capable de compresser et de décompresser la mémoire vive (autant active qu’inactive), ce qui offre de la mémoire libre bien plus rapidement. Les opérations sont accélérées, et le swap, plus lent, est moins sollicité.

Petit détail, OS X Mavericks est désormais capable de gérer 128 Go de mémoire vive. Bien sûr, à ce jour aucun Mac n’est capable de porter autant de mémoire vive, mais on pense au nouveau Mac Pro 2013, qui devrait pouvoir aller aussi loin pour séduire les plus professionnels.

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