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Vivre du jeu vidéo : une utopie, pas si sûr !

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Et si le rêve était réalisable ? Le rêve de vivre grâce à ses passions des jeux vidéos, comme d’autres le font grâce à leur passion du football, du basket ou du tennis. A priori incongrue, cette idée ne l’est pas tant que cela quand on y réfléchit un peu. Si notre société est capable de payer des millions d’euros à des types pour taper dans un ballon, il devrait y avoir moyen de trouver de l’argent pour des joueurs de jeu vidéo, dans un monde du gaming qui dispose d’un budget assez important et surtout d’une base de joueurs immenses.

Le gouvernement français l’a d’ailleurs compris il n’y a pas si longtemps en annonçant l’ouverture d’un méga-incubateur de 1000 start-ups à Paris, uniquement consacré au secteur du gaming, plus une aide financière à hauteur de 100 millions d’euros pour permettre à ces start-ups de se développer et d’innover. Une belle initiative qui a permis de mettre en lumière ce secteur souvent jugé uniquement de divertissement, voire parfois de frein au développement des jeunes qui passeraient plus de temps sur leurs consoles que sur leurs devoirs. Pourtant, impossible de réussir aux jeux vidéos sans d’innombrables qualités. Et ceux qui les ont perfectionnées au maximum peuvent ainsi se prendre à rêver d’une vie consacrée uniquement au jeu vidéo.

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Bien sûr, c’est au Japon, la capitale mondiale du gaming, d’où nous viennent certaines des plus grandes compagnies du jeu vidéo comme Capcom, Sega ou le maître Nintendo, que les plus grands joueurs du monde nous viennent. Son principal concurrent étant son voisin de la Corée du Sud, qui compte moins de compagnies, mais des joueurs souvent plus talentueux. Les Etats-Unis suivent en troisième position dans ce palmarès, les créateurs d’Atari ou Rockstar Games ont bien sûr toujours une place prépondérante dans ce monde-là. Mais la France n’est pas si loin dans ce classement, avec des sociétés comme Ubisoft notamment, elle a réussi à se faire une place dans ce monde si particulier. Et certains de nos compatriotes commencent à réussir à vivre simplement grâce à leur talent aux jeux vidéos.

Mais comment est-ce possible ? En effet, on peut comprendre que les très bons joueurs de poker en ligne parviennent à gagner suffisamment de parties pour vivre, et même bien vivre, grâce à leurs gains. C’est par exemple le cas du fameux ElkY, joueur français qui s’est fait connaître sur Poker Stars  et a gagné plusieurs centaines de milliers d’euros en ligne avant de se frotter aux casinos. Mais le poker en ligne est un jeu d’argent, on parie notre propre argent et le gagnant rafle tout. Mais comment des joueurs peuvent-ils gagner un salaire dans des jeux gratuits où le but est simplement d’éliminer ses adversaires, sans argent en jeu ?

Un bon exemple est celui du fameux League of Legends, ou LoL pour les intimes. Sorti en 2009, ce jeu entièrement gratuit commence à supplanter World of Warcraft et est un des jeux les plus joués sur la planète. Le but de ce jeu est assez simple, deux équipes de 5 joueurs s’affrontent, le but pour chacune d’entre elles est de détruire la base adverse. Mais les différentes stratégies, objets et rôles des joueurs sont si variés que chaque partie peut être extrêmement différente de l’une à l’autre. Ces parties endiablées sont toutes aussi intéressantes à jouer qu’à regarder, League of Legends étant le jeu le plus populaire (on parle alors de eSport) avec plus de 32 millions de spectateurs en ligne pour observer les parties entre le meilleurs joueurs du monde.

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En effet, chaque année se déroule un championnat dans lequel les meilleures équipes s’affrontent. Parmi celles-ci se trouve Bora Kim, un français (mais qui s’appelle Kim, vous noterez la toujours présente influence asiatique) de 22 ans qui joue de manière quotidienne. Il s’est installé en Allemagne, non loin du site de Riot Games, la maison responsable de la création du jeu. Là-bas, il touche 3600 euros par mois, s’entraînant avec son équipe en moyenne 6 heures par jour. Mais qui le paye, et pourquoi ?

C’est bien simple, quand on sait que la finale de la dernière saison a été regardée par 11,5 millions de spectateurs en ligne mais aussi par plusieurs dizaines milliers de personnes venues dans la salle des Los Angeles Lakers où elle se déroulait, on comprend pourquoi les meilleures équipes sont prêtes à verser un salaire à leurs joueurs afin de les garder chez eux. De même, la société Riot Games finance ces joueurs pour les inciter à continuer à jouer et ainsi continuer à promouvoir le jeu à travers le monde. Enfin, cette notoriété des joueurs entraîne forcément une envie des sponsors, c’est pour cela que Bora Kim joue avec un T-shirt marqué MSI sur le devant.

Bora Kim

Bora Kim

Le rêve est donc possible. Toutefois, Bora Kim confiait récemment qu’ils n’étaient qu’un petit millier d’eSportifs à vivre de leur passion dans le monde. De plus, le monde du jeu vidéo évoluant à une telle vitesse, ce n’est qu’une question de courtes années avant que LoL ne soit remplacé par un nouveau jeu. Une carrière d’eSportif est donc très courte, qu’ils en profitent autant qu’ils le peuvent car nous sommes nombreux à les envier.

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