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Ana the Game : Vivre dans le téléphone d’un autre

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Ana the Game est dans cette nouvelle vague de jeux mobile, qui pourrait s’apparenter a de la réalité virtuelle virtuelle, oui, deux virtuels par ce que le jeu propose d’entrer dans une réalité alternative, la simulation de la vie d’un personnage dont le seul miroir est l’interface de son téléphone.

La quête s’apparente à Zelda, il faut récupérer la princesse (Ana) qui a été prise en otage par un psychopathe qui vous textera l’avancée de son plan machiavélique pour obtenir ce qu’il veut. Mais que veut-il ?  Différents événements précédant l’enlèvement de votre copine pourront aiguiller l’interrogation, comme ce livreur de Pizza un peu trop insistant qui cherche à vous livrer des pizzas que vous n’avez jamais commandées.

La où le jeu est immersif, c’est qu’il reprend tous les codes du logiciel d’un smartphone, une app de messagerie, d’agenda, de notes, la téléphonie et les photos. Avec les notifications push on reçoit les textos inApp comme si l’action était en train de se dérouler dans cet univers parallèle d’Ana the Game. Mais, y ayant jouer une petite semaine, cette notion de timing parallèle peut être frustrante, le jeu se déroule selon son timing à lui, ce n’est pas parce que vous êtes dans le jeu qu’il va avancer concrètement, il faudra attendre de recevoir de nouvelles interactions, mais ils ont prévu l’achat inApp de raccourci temps, bref, frustrant par une certaine lenteur.

Quant aux interactions, l’échanges de textos, chaque message posant une question propose des réponses préformater au nombre de deux ou trois, mais globalement, de ce que j’en ai vu de mes débuts de parties, les réponses se valent, c’est a dire souvent, il est proposé deux variantes de la même idée exprimée, notre personnage fait preuve d’un certain cynisme, envoyant chier assez souvent ses interlocuteurs. Malgré le fait qu’en début de partie on nous demande si l’on est plutôt lune blanche ou lune noire, j’ai essayé les deux, les interactions semblent identiques.

Alors, évidemment, cette atmosphère rajoute au jeu, même si cette particularité le rend d’une certaine façon linéaire tout en réservant des surprises, il faut entrer dans la peau du personnage et donc s’extirper de sa propre conscience pour faire face au choix proposé. Mais il n’est possible que de faire des choix de réponses, comme une sorte de Heavy Rain où l’on peut pourrait que faire des choix dans le moment de l’action, on se laisse donc guidé dans l’histoire, même si les différences de réponses appliquent leurs schémas d’interactions. On incarne un personnage avec des amis, une copine, une soeur, un collègue, un psychiatre et des clients de travail, une sorte de « Livre d’on vous êtes le héros ». Confronter a des choix éthiques, pris au piège dans une machination. Le mécanisme de choix devrait s’apparenter à Fable sur leurs impacts, mais je n’ai pas pu aller assez loin pour vraiment faire commencer l’aventure. J’ai accroché à mort sur les premières heures et à force d’attendre de l’interaction, j’ai décroché.

Mais c’est peut être ça la force de ce jeu, faire durer, comme un film que l’on regarderait sporadiquement par tranche de 3 minutes. J’aurais aimé le finir en une journée, je ne sais pas si s’y arriverais avant 2018. Il n’empêche que j’essayerais de le finir.

Ana the Game est donc une expérience nouvelle de jeu, alliant la patience et la frustration, ce qui n’en fait pas un mauvais jeu, mais simplement une nouvelle catégorie.

Disponible depuis quelques jours sur l’AppStore.

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